samedi 7 septembre 2013

Plus que 600 jours pour changer de gestion


Plus que 600 jours pour changer de gestion

(fin du contrat avec l’entreprise privée actuelle le 12 mai 2015)

L’eau potable en régie municipale à Poissy ?

OUI, c’ est possible!
• Sans actionnaire à rémunérer, l’eau est moins chère pour les usagers-consommateurs.
• La gestion est plus démocratique (à Poissy, ni les élus, ni les citoyens ne connaissent l’état des canalisations).
De nombreuses villes l’ont déjà fait : Paris, Rouen, Castres, Châtellerault, Evry, Nice, Rennes, Besançon, Viry-Chatillon…

Mobilisons-nous pour le retour en régie publique en 2015 !

Projection et débat autour du film "Villes en eaux troubles", mardi 10 septembre 2013 à Poissy

L'association Eau Val de Seine vous invite à la soirée ciné-débat qu'elle organise le mardi 10 septembre à Poissy, Salle Blanche de Castille, 49 rue  Blanche de Castille à Poissy à 20h30

Projection et débat autour du film "Villes en eaux troubles". 

Le documentaire de 49 minutes -que son auteur a mis près de cinq années à réaliser- est l’occasion de comprendre les enjeux cachés de la gestion de l’eau, publique ou privée, trop souvent réduits à des slogans par trop simplistes. L’occasion aussi, à côté des exemples de Paris, Lille et Barcelone, de revivre par le menu l’histoire de la remunicipalisation de l’eau à Neufchâteau dans les Vosges, initiée en 2001.
Qui gère l’eau qui coule de nos robinets ? Comment est fixé son prix ? Quelle est sa réelle qualité ? Des questions que nous nous posons rarement tant l’accès à l’eau potable est simple et automatique. Pourtant, il s’agit d’un marché de plus en plus controversé aux pratiques parfois troubles. 

Entrée gratuite.


Intervenants : Jean-Luc Touly, Maurice Martin  et Gabriel Amard
Venez nombreux


jeudi 16 mai 2013

18e édition thématique d’INNOV’ECO spécial Ressource Eau – Smart & Clean Water

Rendez-vous le 13 juin prochain (8h30 - 13h) à la Cité de l’architecture et du patrimoine de Paris pour la 18e édition thématique d’INNOV’ECO spécial Ressource Eau – Smart & Clean Water.
Les stratégies de gestion intelligente de la ressource en eau s’imposent face à la raréfaction quantitative et/ou qualitative de cette ressource : traitement optimisé et bien ciblé, recyclage ou réutilisation de l'eau, réduction des gâchis et fuites, diversification des approvisionnements etc.
• Au cœur de ce dispositif : une place essentielle pour l’utilisation intelligente des données de l'eau disponibles et le développement de nouveaux outils analytiques et numériques.
• Quels sont ces nouveaux services d’exploitation intelligente des données de l’eau et que permettent-ils ?
• Quelles données sont disponibles et quelles sont celles à développer ?
• Comment les données peuvent-elles aider à mieux choisir les traitements adaptés ?
• Quelle place est en train de prendre l’évaluation toxicologique à côté des données analytiques traditionnelles ?
• Comment suivre les problématiques des nouveaux polluants de l’eau ?
Comment mieux prédire et modéliser les évolutions des ressources pour optimiser leurs usages ?
• Quelles données pour gérer les conflits d’usages ?
• Quels besoins en matière de R&D et d’innovation dans ce domaine ?
Quels nouveaux outils sont nécessaires pour prendre les bonnes décisions de gestion de l’eau ?
Toutes ces questions sur l’enjeu des données sur la ressource en eau, nous les aborderons avec des experts du BRGM, d’Ondéo Systems, de Watchfrog et de SemperVivum Diagnostic.
Une thématique qui sera complétée par des solutions concrètes et complémentaires en matière de traitement innovant des ressources en eau et des eaux usées,
avec notamment la présence des sociétés Résolution et Ovive,
et le TREMPLIN PME INNOV’ECO qui présentera trois PME éco-innovantes dans le secteur de l’eau.

samedi 4 mai 2013

Lettre à Mr Frédérik Bernard, Maire de Poissy, suite à la réunion du CCSPL du 29/03/2013, à laquelle l'association Eau Val-de-Seine a été conviée



Á  Mr. Frédérik Bernard, Mairie de Poissy

Monsieur le Maire,
Notre association, Eau Val-de-Seine, a été invitée à participer à la réunion du Comité Consultatif des Services Publics Locaux du 29 mars 2013 et nous vous en remercions.
Au cours de cette réunion, il a été admis que le rapport annuel 2011 du délégataire de l’eau comportait de nombreuses erreurs et d’approximations qui témoignaient d’un manque de rigueur et de sérieux de la Lyonnaise des eaux.

Nous avons appris que les services de la Ville avaient finalement reçu des cartes du réseau mises à jour, mais que ces plans n’étaient pas communicables pour des raisons de sécurité (Articles L.124.4 et L.124.5 du code de l’environnement). Vous seul pouvez donner l’autorisation de les consulter.
Le délégataire s’était pourtant engagé à fournir à la CCSPL un document donnant l’âge et l’état des conduites, ce qui est bien entendu différent d’un plan détaillé nécessaire aux travaux de voirie.
Nous attirons votre attention, Monsieur le Maire, sur le fait qu’il est à ce jour impossible d’avoir une idée précise de l’état du patrimoine de la Ville et que vos services techniques ne semblent ni curieux, ni disposés, à faire toute la transparence sur ce sujet.

La Lyonnaise des eaux devait également remettre à la Ville un programme prévisionnel de renouvellement du réseau. Ce document a été transmis, nous a-t-on dit, à vos services mais la CCSPL n’a pas pu en prendre connaissance car le programme est toujours en discussion.
D’autre part, la CCSPL a été informée que la Ville avait désigné le bureau d’étude « ADM Conseil »  pour réaliser un audit juridique et technique de la délégation de l’eau potable. Il est regrettable que la CCSPL n’ait pas été avertie de cette étude lors de la réunion du 20 septembre 2012 puisque la procédure d’appel d’offre était en cours à cette époque.
Le bureau d’étude a déjà présenté un audit aux services de la Ville le 21 mars 2013, mais celui ci est toujours en débat et par conséquent les conclusions ne pouvaient pas être communiquées en l’état à la commission.

Il a été dit également que la Ville n’a pas, pour l’instant, candidaté pour le dispositif mise en place par la Région Ile-de-France destiné à assister les collectivités dans leur réflexion sur la gestion de l’eau.

Finalement rien n’a pu être communiqué à la CCSPL ni sur l’état du réseau, ni sur l’audit en cours. Nous sommes donc très inquiets sur la tournure que prend la réflexion pour une reprise en régie du service public de l’eau et du manque de transparence dans la démarche entreprise. Nous sommes, vous le savez, à deux ans de l’échéance du contrat de délégation de service public. Cette situation nous fait douter de la volonté politique de la municipalité de remettre en question l’actuel mode de gestion de l’eau potable.
Nous renouvelons par la présente notre désir de vous rencontrer et de pouvoir échanger sur le sujet.
Veuillez, agréer, Monsieur le Maire l’expression de nos respectueuses salutations.
Le 19/04/2013. Jeanne Pothier, Présidente EVDS

mardi 26 février 2013

Colloque Organisé par France Eau Publique


La gestion publique de l’eau : l’invention d’un nouveau modèle ?

Le réseau des gestionnaires de l'eau publique "France Eau Publique" et la Ville de Paris organisent un colloque le vendredi 22 mars 2013 à  Hôtel de Ville de Paris - 9h30 – 16h30


Depuis plusieurs années, le débat public se polarise en France autour du mode de gestion des services d’eau. Après des décennies de domination sans partage d’un « modèle français de l’eau » caractérisé par la présence des grands groupes privés, un mouvement s’est fait jour en faveur de la gestion publique. Citoyens, associations, collectivités ont défendu avec un écho de plus en plus fort une idée simple : la maîtrise de l’eau, ressource vitale et bien commun de l’humanité, doit être libérée de tout intérêt privé et relever d’un strict contrôle public. Mieux, des collectivités, y compris parmi les plus importantes, ont, parfois de longue date, parfois plus récemment, fait le choix de la gestion publique et la démonstration que celle-ci savait être innovante et performante.

Ce colloque, organisé par le réseau « France Eau publique », qui fédère de nombreux gestionnaires publics de l’eau, sera l’occasion de revenir sur les principes fondateurs d’un tel choix de politique publique ainsi que sur ses modalités pratiques. L’échange permettra de mettre en valeur les expériences menées par certaines collectivités, de démontrer que le retour en gestion publique constitue un défi technique surmontable et qu’une réflexion sur les valeurs et la performance de la gestion publique demeure fondamentale pour en faire un modèle d’avenir, au service des usagers.


La gestion publique de l’eau :

L’invention d’un nouveau modèle ?

Colloque Organisé par France Eau Publique

Vendredi 22 mars 2013

Hôtel de Ville de Paris - 9h30 – 16h30


Programme
9h00 – Accueil
9h30 – Ouverture par Anne Le Strat, adjointe au Maire de Paris chargée de l’eau, de l’assainissement et de la gestion des canaux et Paul Raoult, Président de France Eau Publique (Conseil d’orientation des régies de la FNCCR) et du SIDEN-SIAN
9h50-10h15 - Introduction : panorama des modes de gestion des services publics d’eau et d’assainissement en France – la place de la gestion publique (FNCCR).
10h15-11h45 - « la gestion publique de l’eau : un principe fondamental »
  • La gestion des services d’eau et d’assainissement dans le monde : Aqua publica Europa ;
  • De la performance économique à la performance : Marie Tsanga (l’UMR GESTE IRSTEA-ENGEES)
  • Un choix historique, une adaptation constante : Besançon
  • La participation des usagers : UFC Que Choisir
11h45 intervention de Bertrand Delanoë, Maire de Paris
[12h00- 12h30 point presse avec le Maire de Paris et les élus FEP]
12h00-13h30 Buffet
13h30-14h45 « le retour en gestion publique, c’est possible ! »
  • Expérience de Grenoble ;
  • Expérience de Castres (à confirmer) ;
  • Le choix de la SPL, Ville de Renne / SMPBR
14h45-16h : la gestion publique, ça marche !
  • la performance dans la gouvernance : SDEA
  • la performance tarifaire : Lacs de l’Essonne
  • une performance partagée : FEP
16h Clôture
16h30 fin.

samedi 12 janvier 2013

Yvelines : Les Mur'EAU lance sa première initiative pour une gestion publique de l'eau.


L’ Association Les Mur’Eau a été fondée le 11 décembre dernier. La nouvelle association a décidé de lancer une pétition pour obtenir un retour complet du service en régie, ce qui est parfaitement réalisable à l’exemple de la régie de la ville voisine de Limay ou de l’expérience de la Communauté d’agglomération des Lacs de l’Essonne. Une réunion publique sera convoquée fin-janvier, début février à laquelle sont invitées les personnes qui ont une connaissance éprouvée et une expérience réussie en ce domaine...

Le procès contre le film « Water Makes Money »


Le 14 février 2013 à 13heures 30 au Palais de Justice à Paris s’ouvrira le procès en diffamation intenté par le groupe Veolia contre le film « Water Makes Money ». Toutefois, seuls la présidente de l’association La Mare aux canards, distributeur français du film, et Jean-Luc Touly, cadre de Veolia et protagoniste central du film, sont poursuivis. La procédure judiciaire du groupe contre les « vrais » responsables du film «Water Makes Money » – les réalisateurs Leslie Franke et Herdolor Lorenz – s’est en effet brisée contre le fait que la filiale allemande de Veolia a renoncé à déposer une plainte en Allemagne.

Le procès sera débutera par la projection du film. Veolia se dit diffamé par le film et a déposé plainte le 28 septembre 2010. Déjà, avant la première de « Water Makes Money », un risque d’interdiction de la sortie du film via l’obtention d’une ordonnance provisoire existait. L’équipe du film a pallié ce danger en organisant une première simultanée dans 150 villes européennes. Le film a pu atteindre un large public et a été projeté publiquement près de 1 000 fois. ARTE l’a programmé plusieurs fois et une nouvelle diffusion est prévue pour le 13 février prochain, la veille du procès, à 22.00 heures.

Veolia n’a pas pu empêcher le film et ce sont aujourd’hui La Mare aux canards, petite association qui n’est pas responsable du contenu du film mais uniquement de sa diffusion en France et évidemment leur whistle-blower, Jean-Luc Touly – qui s’est déjà battu dans beaucoup de procès avec son employeur et les a tous gagnés – qui sont renvoyés devant le Tribunal correctionnel.

Lors de l’audience du 14 février 2013, Veolia contestera très probablement l’affirmation de Jean-Luc Touly selon laquelle le groupe lui aurait proposé un million d’euros pour qu’il renonce à publier son livre « L'eau des multinationales : Les vérités inavouables». Les autres passages poursuivis concernent l’utilisation du terme « corruption » et nullement les faits apparaissant dans le film.


La loi allemande empêche d’attaquer les protagonistes et le distributeur du film, seuls les réalisateurs pouvant être poursuivis. Or le groupe ne l’ose pas. Jean-Luc Touly et La Mare aux canards sont menacés de fortes demandes de dommages et intérêts. Et même s’ils sont relaxés en première instance, un groupe comme Veolia pourrait sans problème expédier la procédure à travers toutes les instances possibles.

Pour éviter cela, nous avons besoin entre autres d’un public aussi grand que possible !

Toute information diffusée dans n’importe quel média, avant ou après le procès, pourra aider.

Suivez l’exemple d’ARTE en organisant de nouvelles projections du film à l’occasion du procès : 
C’est le meilleur signal de discuter le cas pendant la semaine du procès où que ce soit et d’en informer le public.

Contribuez à ce que le procès du film « Water Makes Money » le 14 février se déroule sous la surveillance d’un public le plus important possible.

L’équipe de Water Makes Money vous remercie

Leslie Franke, Herdolor Lorenz, Lissi Dobbler et Christiane Hansen

dimanche 6 janvier 2013

Comment l’Europe est en train de transformer l’eau du robinet en marchandise en toute discrétion


Soutenue par des multinationales, la Commission européenne pousse secrètement à la privatisation de l’eau en Europe, affirme le site de la télévision allemande « Monitor ». L’accès à l’eau de qualité est reconnue comme un droit fondamental par l’ONU, mais si ces multinationales parviennent à obtenir ce qu’elles souhaitent, elles pourront se partager un pactole constitué de milliards d’euros.
La Commission a commencé à promouvoir la privatisation de l’eau pour les pays touchés par la crise et qui ont bénéficié de plans d’urgence, comme la Grèce et le Portugal par exemple. La troïka a parfois imposé cette privatisation, qui est alors expressément prévue dans les contrats qu’elle leur fait signer. En Grèce, les grands aqueducs d’Athènes et de Thessalonique ont été vendus. Pour le consommateur, la privatisation a des conséquences importantes. Au Portugal dans la ville de Pacos de Ferreira où la compagnie des eaux « Aguas de Portugal » a été privatisée, la facture d’eau a augmenté de près de 400 % en quelques années, et chaque année, elle continue d’augmenter au rythme de 6 %. Mais ce n’est qu’un début, affirme Monitor : la Commission cherche désormais à étendre cette privatisation aux autres pays européens.
Selon Heide Rühle, une parlementaire allemande européenne qui représente les Verts allemand, l’UE met tout en œuvre pour imposer discrètement la privatisation de l’eau en Allemagne. D’après le commissaire européen Michel Barnier, cependant, la décision de la fourniture de l’eau sera toujours entre les mains des municipalités, et il s’agit simplement de leur donner la possibilité de faire appel à un partenaire privé réglementé pour le bénéfice du consommateur.
Or, une étude menée par l’Université de Barcelone en 2010 indique que la privatisation de l’eau n’a pas toujours favorisé la baisse des prix, et que dans certains cas, la qualité de l’eau s’est dégradée, parce que les entreprises privées qui ont pour objectif premier de réaliser des bénéfices ont une tendance à moins entretenir et rénover l’infrastructure. Les promesses faites au moment de la privatisation sont rarement tenues.
Pour les investisseurs, l’eau est devenue une marchandise de premier plan. Le marché de l’eau représente chaque année des centaines de milliards d’euros en Europe, et les grandes multinationales tentent d’obtenir la signature de contrats. Les petites entreprises locales de l’eau ne peuvent pas rivaliser avec les prix de dumping que peuvent offrir les grandes firmes telles que Veolia, RWE, Gelsenwasser et Thames Water. Ces société font du lobbying et elles conseillent les Eurocrates. La Commission européenne est par exemple guidée par un groupe de pilotage qui comprend des représentant des grandes firmes de distribution d’eau.
Des groupes de défense protestent contre cet état de choses. Ils se réfèrent à des expériences passées comme à Londres, Bordeaux et Berlin, où la qualité de l’eau s’est dégradée suite à la privatisation : tuyaux pourris, contamination de l’eau potable, et ajout de chlore pour maintenir l’hygiène.
Le 15 mai 2011, un groupement d’associations, dont ATTAC, a ainsi adressé un courrier à la Commission pour manifester son mécontentement et réclamer la fin des mesures visant à privatiser l’eau. Le 26 septembre de cette année, ce courrier recevait une réponse de la part de Gabriele Giudice, le responsable du bureau de la Grèce pour la Commission des affaires économiques et financières, expliquant que la privatisation permettrait de réduire la dette publique, qu’elle permettrait d’augmenter « l’efficacité des entreprises, et, par extension, la compétitivité de l’économie dans son ensemble, tout en attirant les investissements directs internationaux ». Cependant, la Commission n’a pas fourni plus de détails pour étayer ces affirmations.
L’eau doit elle être un droit fondamental humain ou une mine d’or pour des multinationales ? « Bruxelles a déjà tranché : à l’avenir, l’eau appartiendra plutôt aux firmes multinationales, plutôt qu’à chacun d’entre nous », conclut Monitor.

Message transmis par Jean-Claude Touly

vendredi 23 novembre 2012

Initiative Kounda 78 : compte rendu du débat

Kounda 78 est une association pisciacaise qui aide le village de Kounda au sud du Mali par différentes actions. Leur dernier projet consiste à alimenter en eau potable gratuitement le village contre un engagement des habitants à cultiver une zone de maraîchage. 
Le thème du débat : « Eau, bien économique ou bien social ? » Il y avait environ 60 personnes. Des élus présents (AM. Vinay, C. Aubin, D. Coulon, P. Merlier et Geneviève, Bertrand et Jean-Paul, bien sûr). Les interventions de J.Claude Oliva et M. Martin sont toujours aussi percutantes et semblent avoir eu de l’effet sur les élus. Oliva, le président de la coordination Eau IDF a insisté sur le fait que la France était une exception en matière d’eau : c’est le pays des multinationales de l’eau (Véolia et la Suez-la Lyonnaise). Alors que dans certains pays (en Suisse, aux Pays-bas), l’eau est un bien public inaliénable  et qu’un mouvement mondial de retour en gestion municipale est en cours (cf Bogota en Colombie, Atlanta aux USA, Italie) Suez a échoué en Uruguay et en Argentine. Les français se demandent parfois ce qu’ils peuvent faire contre la mondialisation ultra-libérale. Militer pour la gestion publique de l’eau en France est un excellent moyen d’agir contre ses multinationales et peut avoir une répercussion mondiale.  Quelques arguments en faveur de la régie :
En régie publique, les appels d’offres pour les travaux sur le réseau d’eau se font au prix du marché, sans recherche de bénéfices. En DSP, les candidats exigent beaucoup plus.
• Maurice Martin a rappelé que le service public de l’eau était le seul service qui dépend des communes et qui peut être reconquis. Ce n’est pas le cas pour l’électricité, la santé, la poste.
 
Le chantage à l’emploi des salariés des multinationales de l’eau est idiot : les salariés qui le souhaitent peuvent être repris par la régie municipale.
A Mantes, le travail de l’AREP-CAMY sur l’audit orienté en faveur de la DSP a été remis au Trésorier Payeur Général et au Préfet des Yvelines. Cela a été déterminant pour faire bouger les lignes de Veolia.
Maurice Martin évoque le livre de Gabriel Amard « le guide de la gestion publique de l’eau ». Un bon document à offrir aux élus. 
Philippe Couzinou Secrétaire EVDS

Tempête dans un verre d'eau

--> Un scandaleux "dossier" de propagande en faveur de Veolia et Suez, sur 3 pages du supplément Eco-entreprises du Monde du lundi, daté mardi 20 septembre, on voit que le Salon des maires approche :
Toute la réthorique mensongère du privé en un seul article. A méditer pour celles et ceux qui imaginent encore qu'un article dans le journal peut changer quoi que ce soit à l'ordre des choses...
Noter que les deux auteurs sont deux petits nouveaux récemment embauchés par les nouveaux actionnaires du Monde, qui compte donc désormais au sein de sa rédaction des employés dociles de Veolia et Suez...


--> http://lemonde-emploi.blog.lemonde.fr/2012/11/20/tempete-dans-un-verre-deau-dans-le-cahier-eco-entreprise-du-monde-du-20-novembre/  

jeudi 8 novembre 2012

« Droits à l’essentiel : l’accès à l’eau »


15e édition de la Semaine de la Solidarité Internationale, sur le thème « Droits à l’essentiel : l’accès à l’eau »

Soirée sur le thème de "l’eau", le vendredi 23 novembre à la salle des fêtes, avec projection du film "Laphia" à 20h 30 (durée : 48 mn, réalisé en 2005 par JM Blézy, Loîc Colin et V.Petit). La projection sera suivie d’un débat avec L.Colin, l’un des réalisateurs et Kristel Malegue de la Coalition-Eau.

Le documentaire aborde le thème de l’eau par les conditions de vie d’une communauté andine et montre les agissements des multinationales en Bolivie. Un problème plus général est mis en lumière : la gestion de l’eau public/privé. Il y aura aussi une exposition sur le thème du droit à l’accès à l’eau, présentée par le CCFD, l’UNICEF et le GTMC/Groupe Tiers-Monde Clamart.

Synopsis du film : Au-dessus de la ville de Cochabamba, juchée sur la cordillère des Andes, Laphia est une communauté indigène dont les habitants vivent tant bien que mal d’une agriculture de subsistance. Face au développement incontrôlé de la zone péri-urbaine de Cochabamba, en altitude l’eau devient objet de toutes les convoitises, que ce soit pour des usages agricoles, domestiques ou industriels. Dès lors politiciens, entrepreneurs, et héritiers des anciens hacendados mettent tout en œuvre pour faire main basse sur les ressources en eau de Laphia, menaçant de fait la survie de ses habitants. Face à un système administratif qui leur est totalement étranger et victimes de discrimination ethnique, les communautaires de Laphia luttent depuis près de 50 ans pour la reconnaissance de leurs droits d’accès à la terre et à l’eau.
Salle des fêtes : nouvelle salle des fêtes de Clamart, au stade Hunebelle

dimanche 28 octobre 2012

A ne pas manquer le 17 novembre à Poissy

Dans le cadre du lancement de son grand projet EAU POTABLE ET ASSAINISSEMENT 
du village de Kounda au Mali, l'association KOUNDA78 vous invite. Entrée gratuite.

jeudi 18 octobre 2012

Factures d'eau en Val de Seine. Enquête UFCQue Choisir

Chiffres fournis par UFCQUECHOISIR en Val de Seine
dans son numéro 116 du mois d'octobre 2012 (réservé aux adhérents)

mercredi 17 octobre 2012

Un nouveau décret sur les fuites d'eau

Fuite d’eau Facturation plafonnée 
Il était très attendu, le décret concernant la facturation des fuites d’eau sur les canalisations situées après compteur vient de paraître. Décryptage…
17/10/2012 10:29:06
Article sur le blog mantes.eaupublique.over-blog.com

samedi 13 octobre 2012

COMMUNIQUE

COMPTE RENDU DE LA COMMISSION CONSULTATIVE DES SERVICES PUBLICS LOCAUX (CCSPL)
DU 20 SEPTEMBRE 2012 

 

L’association Eau-Val-de-Seine a participé pour la première fois aux travaux de la CCSPL de la Ville de Poissy et a constaté le manque de rigueur et de sérieux du rapport du délégataire et les difficultés pour obtenir des informations claires et sûres sur l’état du réseau et des investissements.


En effet au cours de cette réunion la Commission a relevé de nombreuses erreurs dans le rapport annuel de la délégation de l’eau potable. La Lyonnaise des Eaux s’est vue obligée d’apporter des corrections et de ressortir son rapport dans l’urgence.
La Commission s’est inquiétée d’autre part du faible taux de renouvellement du réseau, taux qui est de 0,43% en 2011 et qui diminue d’année en année. A ce rythme il faudrait 230 ans pour renouveler entièrement les canalisations d’eau potable de la Ville.
Des questions ont également été posées au délégataire concernant les sommes importantes  provisionnées pour le renouvellement du réseau comparé au faible niveau de travaux d’entretien réalisé. Les représentants présents de la Lyonnaise des Eaux ont été dans l’incapacité d’apporter de réponses à la Commission et se sont engagés à fournir rapidement des explications. Ils ont aussi annoncé également à la Commission qu’ils allaient remettre à la ville le plan du réseau avec le type et l’âge des canalisations, document indispensable pour connaître l’état du patrimoine de la Ville. 

La part du délégataire dans le prix de l’eau potable a progressé de plus de 5% entre le 1er janvier 2011 et le 1er janvier 2012.

Cette augmentation bien supérieure à celle de l’inflation résulte du calcul d’une formule de révision contractuelle pourtant la Lyonnaise ne peut justifier cette hausse par une élévation du coût de gestion du service de l’eau. Par conséquent l’association Eau-Val-de-Seine demande au Maire de Poissy d’entamer des négociations avec le délégataire pour faire diminuer le prix de l’eau à Poissy.

La situation mérite que la Ville fasse réaliser rapidement un audit de la gestion du délégataire pour faire la lumière sur le prix de l’eau potable et l’état réel du réseau.

Il est temps également d’initier un travail de préparation pour une reprise en régie du service de l’eau car nous sommes à deux ans et demi de l’échéance du contrat de concession qui lie la ville de Poissy à la Lyonnaise des eaux.

EVDS

mardi 25 septembre 2012

EAU D'ICI et d'AILLEURS


Quand le prix de l’eau chute

A l’instar de Nice, Lyon ou Lille, les grandes villes livrent un bras de fer aux géants Véolia et Suez pour renégocier leurs contrats de gestion. A la clé, des tarifs en baisse de 20 à 30%. 

Les factures d’électricité et de gaz explosent, celle de l’eau s’évapore. Une fois n’est pas coutume, les Français bénéficient de la baisse d’un bien essentiel et le gouvernement n’y est pour rien. Les élus locaux sont à la manœuvre. Plusieurs grandes villes françaises revoient en ce moment leurs contrats de gestion de l’eau. Lyon, Bordeaux, Lille, Marseille ou Nice ont engagé un bras de fer avec les géants historiques Veolia et Suez Environnement.
Une décision du conseil d’État (arrêt Olivet) permet aux élus de rompre les contrats supérieurs à vingt ans à partir de 2015. Une aubaine alors que certaines concessions datent de plus de cent ans! Les opérateurs vont souffrir. La Lyonnaise des eaux, filiale de Suez, a su réagir vite tandis que Veolia temporise, comme à Nice où le maire UMP est déterminé : Christian Estrosi a annoncé vendredi qu’il comptait réviser tous les contrats pour les 600.000 habitants de la métropole.

Bordeaux recréé une régie publique

D’ici à la fin de l’année, la ville remettra à plat ses prix après avoir déjà obtenu 20% de baisse pour sa banlieue. La distribution de l’eau sera mise en concurrence pour la première fois depuis… 1864! L’édile n’exclut pas de tout reprendre en gestion publique comme pour les transports, les cantines scolaires et les équipements sportifs. "Quand je vois comment ils baissent les prix, c’est qu’ils ont de la marge, explique Estrosi au JDD. Nous gérons mieux que des entreprises privées. C’est grâce à la ville si les nageurs Yannick Agnel et Camille Muffat sont devenus champions olympiques!"
Sa voisine Marseille a choisi de garder une gestion privée de l’eau avec Veolia et Suez. Mais elle vise une baisse des prix de 20% à 30% pour son million d’habitants. Les 750.000 habitants de la communauté urbaine de Bordeaux vont aussi alléger leur facture. Vendredi prochain, l’agglomération signera un contrat de six ans avec la Lyonnaise des eaux pour l’assainissement. Les Bordelais économiseront 30 euros par an, soit 6% d’une facture totale d’environ 500 euros. En attendant un nouveau rabais de même ampleur en 2014 pour la distribution de l’eau. Et en 2018, Bordeaux ira plus loin en reprenant l’ensemble de la gestion à travers une régie publique de 1.000 employés. "Avant, on se faisait balader. La gestion publique peut être rentable à condition qu’on ait la même exigence qu’avec les entreprises privées", se justifie Vincent Feltesse, président PS de la communauté urbaine.
Le 8 octobre, ce sera au tour du Grand Lyon de choisir. Depuis quarante ans, Veolia, Suez et Saur se partageaient plusieurs contrats. Pour accentuer la concurrence, le maire, Gérard Collomb (PS), remet en jeu une délégation unique. Après avoir fait fondre les prix de 16% en 2008, il vise une nouvelle économie de 20%, mais reste réticent au tout public. "C’est difficile de tout reprendre d’un coup à un moment où l’État va nous ponctionner davantage, estime Gérard Collomb. Je préfère un contrat bien négocié avec un contrôle fort des élus."

Un retour de balancier?

Le sénateur du Rhône et maire de Lyon ne croit pas qu’une régie publique sans exigence de rentabilité diminue les prix en assumant le coût de 400 nouveaux employés. Et ces dernières années les industriels ont eu tendance à augmenter les salaires et avantages sociaux pour décourager les villes de les reprendre à leur compte.
Bordeaux et Lyon sont regardés de près par Lille, qui tranchera début 2013 pour son million d’habitants. Elle aussi compte profiter de l’arrêt Olivet. En face, Veolia et Suez n’ont d’autre choix que de casser les prix. Au détriment des investissements dans les stations d’assainissement, les tuyaux… "A terme, on risque un retour de balancier qui nécessitera d’investir davantage et d’augmenter de nouveau les prix", prévient Philippe Maillard, directeur général de la Lyonnaise des eaux. Au cours des cinq dernières années, leur marge, jusque-là de 15%, a baissé de moitié.
Transmis par Jean Luc Touly